Derrière ce jour de fête se cachent des curiosités et des anecdotes qui racontent la grandeur de ce géant de la charité.
Lors de la reconnaissance canonique des reliques dans le cadre du procès de béatification, les ampoules contenant le sang du Saint furent retrouvées dans un état de conservation extraordinaire. L’un des linges imprégnés de son sang fut offert comme un précieux cadeau au pape Benoît XIII qui, connu pour son austérité personnelle et son amour des plus démunis, l’accueillit avec émotion et le fit exposer dans un précieux reliquaire.
Le pape Benoît XIII voulut fortement accélérer les étapes de la béatification. Il voyait en Vincent non pas un géant de l’intelligence ni un grand homme politique de l’Église, mais la pure incarnation de l’Évangile : un homme qui avait été esclave, débiteur, précepteur et enfin refuge pour des milliers d’oubliés.
Parmi les miracles présentés pour la béatification, il n’y eut pas d’événements spectaculaires ou extraordinaires, mais des guérisons de personnes humbles, comme la célèbre guérison de Sœur Mathurine Guérin, Fille de la Charité, témoignant que l’intercession de Vincent continuait à privilégier ceux qui souffraient dans leur corps et dans leur esprit.
Deux cent quatre-vingt-dix-sept ans après cette proclamation solennelle, l’héritage de saint Vincent de Paul n’a rien perdu de sa force : la véritable sainteté ne réside pas dans les grands titres, mais dans la charité concrète, quotidienne et sans réserve.
Saint Vincent de Paul, priez pour nous et pour tous les pauvres du monde !