Véritable missionnaire vincentien, il comprit que le charisme vincentien exigeait d’aller là où personne d’autre ne voulait aller. Ainsi, il consacra ses jours aux plus marginalisés de la société : personnes gravement handicapées, enfants malades, orphelins et communautés totalement oubliées du monde.
Son amour ne resta pas dans les paroles ; il fut urgent et profondément concret. Cette charité incarnée le conduisit à retrousser ses manches et à fonder de nombreux centres d’accueil, s’assurant d’être toujours en première ligne lors des moments les plus critiques qui frappèrent l’île, sans jamais reculer face aux épidémies ou aux catastrophes naturelles qui menaçaient son troupeau.
Aujourd’hui, la réputation de sainteté du Père Vincent continue de se répandre, non seulement parmi ceux qui eurent la grâce de le connaître, mais aussi parmi les nouvelles générations qui voient dans son histoire un signe clair d’espérance chrétienne. Poussée par cela, l’Église a commencé à entreprendre les premiers pas vers l’ouverture de sa cause de béatification, recueillant les témoignages d’une vie qui a rendu visible et proche le visage du Christ.
Son héritage nous rappelle aujourd’hui que l’amour du prochain n’appartient pas au passé : il demeure vivant partout où quelqu’un se met au service des derniers.