Saint-Vincent-de-Paul

Par P. Luigi Mezzadri CM

L’horizon social sur lequel se détache la figure de saint Vincent de Paul, le saint de la charité, est assombri : en effet, au milieu du XVIIᵉ siècle, la faim, la guerre et la peste déchiraient déjà le cœur de la France, tandis que la politique des privilèges contraignait au triste spectacle de la mendicité, vaine, implorée sur les marches de palais riches et somptueux.


Mais le roi pensait au prestige de la couronne et aux conquêtes territoriales : quel avantage aurait-il pu tirer des pauvres de son propre pays? Et pourtant, Vincent tenta de donner voix à leur faim et à leur désespoir. Lorsque, entre 1639 et 1642, les nouvelles en provenance de la Lorraine devinrent dramatiques, il implora la paix aux pieds de Richelieu. Et encore, dix ans plus tard, alors que la guerre était aux portes de Paris, le saint traversa les lignes des armées opposées, celle du roi et celle de la Fronde, et avec un courage inouï il affronta Mazarin, véritable germe de la révolte, et osa lui dire : « Jetez-vous à la mer ». Le cardinal astucieux ne céda naturellement pas : le Pouvoir était plus important que la Paix.


ORIGINES ET PREMIÈRES ANNÉES DE SACERDOCE (1581 – 1608)

Troisième des six enfants de Jean et Bertrande de Moras, Vincent naît en avril 1581 à Pouy, un village près de Dax, dans les Landes de Gascogne, dans le sud-ouest de la France.
Ses origines paysannes marquèrent l’enfance de Vincent, l’occupant à des tâches telles que s’occuper du bétail familial et accomplir les travaux champêtres les plus courants. Mais bientôt, cependant, s’étant aperçus de ses capacités intellectuelles, ses parents décidèrent de le faire étudier en le confiant, en 1595, aux franciscains du couvent voisin de Dax. Il ne resta ici que quelques mois car, peut-être sur la recommandation des frères, il suscita l’intérêt inattendu d’un protecteur, M. de Comet, avocat à Dax et juge à Pouy, qui l’accueillit chez lui comme précepteur de ses enfants et le convainquit d’entreprendre des études ecclésiastiques.

 

Ayant reçu la tonsure et les ordres mineurs en 1596, il étudia la théologie à Toulouse et, en 1600, avant même d’avoir terminé ses études, il fut ordonné prêtre. La même année que son ordination, il se fit un chemin pour obtenir, dans son diocèse, un bénéfice ecclésiastique. Avec le soutien de M. de Comet, il fut nommé curé de Tilh par le vicaire général ; il dut cependant y renoncer, car la légitimité de ce bénéfice fut contestée par un autre prêtre détenteur de la même nomination. Celle-ci, ainsi que d’autres expériences négatives, lui coupèrent les ailes de l’enthousiasme, au point qu’en 1608, lorsqu’il arrivera à Paris, il se sentira déjà un prêtre accompli.

 

En 1604, il termina ses études en obtenant le grade de bachelier. La période de 1605 à 1607 est la plus discutée de la biographie du saint. Une période obscure, où l’on perd sa trace, pour laquelle la seule documentation disponible se compose de deux lettres écrites en 1607 et 1608 à Monsieur de Comet, dans lesquelles le Saint raconte que, pour percevoir l’héritage d’un testament en sa faveur, il se rendit à Marseille, mais que, sur le chemin du retour à Toulouse, le navire sur lequel il voyageait fut attaqué par des corsaires turcs qui le firent prisonnier et le vendirent comme esclave.
Vincent raconte avoir été vendu à un pêcheur, puis à un médecin alchimiste et enfin à un renégat, un ancien frère franciscain ayant trois épouses, qui, grâce à l’intervention de Vincent, décida de revenir à la foi catholique en lui rendant la liberté en signe de reconnaissance et de gratitude.
Il décida alors de se rendre à Paris, désireux d’obtenir un bénéfice, indispensable à sa stabilité économique. Depuis la capitale française, en 1610, il écrivit à sa mère pour lui faire part de ses épreuves et de ses projets, espérant encore pouvoir se « retirer honorablement ».

 

UN CHEMIN DE CONVERSION (1609 – 1617)

Dans ce contexte de projets et d’aspirations, jalonné d’espoirs et de déceptions, certains épisodes et personnages eurent une influence profonde sur la « conversion » du Saint.
En 1609, lors de son séjour à Paris, Vincent vécut l’une des humiliations les plus cuisantes de sa vie : il fut en effet accusé de vol et réagit courageusement à cette accusation avec grande vertu et humilité.

 

À cette occasion, il rencontra Pierre de Bérulle, une figure éminente de la spiritualité française de l’époque, que Vincent choisira quelques années plus tard comme son directeur spirituel.
Son intérêt, désormais orienté non seulement vers des objectifs d’ascension sociale, mais surtout vers une croissance spirituelle, constitue un indice supplémentaire des changements que Vincent vit à cette époque. Même la profonde crise spirituelle qu’il traversa entre 1611 et 1616 peut être considérée comme le fruit de son évolution spirituelle. La racine de cette tribulation peut être recherchée dans un épisode précis : à la cour de la reine Marguerite, le Saint rencontra un docteur en théologie fortement tenté contre la foi, au point de vouloir se suicider. Vincent le rassura en priant Dieu de transférer dans son âme ses tourments. Ainsi, tandis que le théologien retrouvait la foi en Dieu, Vincent tombait dans le tourbillon d’une profonde crise spirituelle, qui ne prit fin qu’avec la décision définitive de consacrer sa vie au service des pauvres. Cependant, l’égarement n’avait pas interrompu le chemin de conversion sur lequel le Seigneur avait mis notre saint. En 1612, en effet, Bérulle, devant trouver un curé pour la paroisse de Clichy, en périphérie de Paris, proposa la charge à Vincent, qui l’accepta avec un grand enthousiasme. Il prit possession de la paroisse le 2 mai de la même année et y commença à prêcher avec enthousiasme et persuasion, visitant les malades, les affligés et les pauvres. En se référant à la période vécue à Clichy, des années plus tard, il raconta : Un jour, le cardinal de Retz me demanda : « Eh bien ! Seigneur, comment allez-vous ? » Je lui répondis : « Monseigneur, je suis si heureux que l’on ne saurait le dire ». « Pourquoi ? » « Parce que j’ai un peuple si bon, si obéissant à tout ce que je lui dis, que je pense en moi-même que ni le pape, ni vous, Monseigneur, n’êtes aussi heureux que moi ».
En 1613, Bérulle l’invita à quitter Clichy pour entrer, comme précepteur, dans l’une des plus illustres familles de France : les Gondi, une famille de banquiers florentins qui avaient fait fortune avec Catherine de Médicis. Vincent accepta la nouvelle charge tout en conservant la cure de la paroisse de Clichy jusqu’en 1626. En signe de reconnaissance pour ses bienfaits spirituels et désormais sûrs de ses qualités, les Gondi nommèrent Vincent chapelain de leurs fiefs. Enfin, son rêve tant désiré se réalisait : une charge ecclésiastique auprès de la noblesse française qui lui assurait une vie aisée et sans soucis. Mais Vincent avait désormais mûri un profond changement.

 

1617 : ANNÉE DU GRAND TOURNANT

Les nouvelles difficultés avaient mis son état d’esprit à rude épreuve, provoquant cette longue période de brouillard, qui dura environ une décennie, trouva une brève accalmie en 1612, l’année où il fut curé à Clichy, et qui ne s’estompa complètement qu’en 1617, lorsqu’il eut la certitude de sa vocation au service et à l’évangélisation des pauvres. C’est précisément en 1617 que datent les deux rencontres-événements qui lui révèlent la réalité du monde des pauvres : la rencontre avec un paysan d’abord, puis avec une famille, lui montra l’autre facette de la pauvreté, non seulement celle du « pain », mais aussi celle spirituelle, la pauvreté de justice et de dignité.

 

En janvier 1617, lors d’une visite à Folleville, il fut appelé au chevet d’un paysan du village voisin de Gannes. Vincent encouragea le mourant à faire une confession générale, dont le résultat dépassa largement les attentes du saint. Le paysan commença en effet à confesser des manquements très graves, toujours tus lors des confessions précédentes.
À la fin de la confession, ce pauvre homme se sentit libéré des remords qui l’avaient accompagné jusqu’alors et fut envahi par une joie incontrôlable. Pendant les trois jours de vie qu’il lui restait encore, la grâce le poussa à faire une confession publique, même en présence de Madame Gondi, dont il était vassal, des graves péchés commis dans sa vie passée.

 

Madame Gondi resta bouleversée : « Ah ! Seigneur, qu’est-ce donc ? Qu’avons-nous entendu ? Sans doute, il en va de même pour la plupart de ces pauvres gens. Ah ! Si cet homme, qui passait pour un homme honorable, était dans un état de damnation, que sera-t-il des autres qui vivent encore plus mal que lui ? Ah ! Seigneur Vincent, combien d’âmes se perdent ! Comment y remédier ? »
Le 25 janvier, quelques jours après cette confession, à la fête de la conversion de saint Paul, Vincent prononça un sermon dans lequel il enseignait comment faire une confession générale.

 

C’était un mardi, mais il y avait tellement de monde que Vincent ne put confesser tout le monde. Les Jésuites d’Amiens furent appelés à l’aide, signe que le sermon avait réellement touché ces âmes. Pour Vincent, ce fut une révélation. Il sentit que telle était sa mission, l’œuvre que Dieu attendait de lui : porter l’Évangile aux pauvres des campagnes. Huit ans plus tard, il fonda la Congrégation de la Mission avec ce charisme spirituel spécifique et considéra toujours le 25 janvier 1617 comme le jour de la fondation de la Compagnie, et le sermon prononcé ce jour-là comme « le premier sermon de la Mission ».

 

Avec l’augmentation de son zèle apostolique, grandissait toutefois aussi le malaise dans son rôle de précepteur des enfants turbulents des seigneurs Gondi. De plus en plus convaincu de ne pas être adapté à cette tâche, il exposa ses sentiments et ses projets à son père spirituel, Bérulle, qui lui confia la charge pastorale de la paroisse de Châtillon-les-Dombes (aujourd’hui Châtillon-sur-Chalaronne), une petite ville près de Lyon récemment rattachée à la France et fortement influencée par le calvinisme de la voisine Genève. Il partit immédiatement, sans même communiquer ses nouvelles intentions aux Gondi. C’était le Carême de 1617. Il s’installa aussitôt dans sa paroisse. L’expérience fondatrice de la Compagnie de la Charité eut lieu dans cette paroisse, le 20 août 1617.

 

« Un dimanche, alors que je m’habillais pour dire la sainte Messe, on vint me dire que dans une maison isolée, à un quart de lieue de distance, tous étaient malades, sans qu’il reste une seule personne pour assister les autres, et tous dans une misère indicible. J’en fus réellement ému. Je ne manquai pas de les recommander dans le sermon, avec affection, et Dieu, touchant le cœur de ceux qui m’écoutaient, fit en sorte que tous soient pris de compassion pour ces pauvres malheureux. Après les vêpres, je pris un honnête homme, un bourgeois de la ville, et ensemble nous nous mîmes en route. Sur le chemin, nous rencontrâmes quelques femmes qui nous précédaient, et un peu plus loin, d’autres qui revenaient : il y en avait tant que l’on aurait dit une procession. Je proposai à toutes les bonnes personnes que la charité avait poussées à s’y rendre, de se relayer, un jour pour une, pour préparer à manger non seulement pour ceux-ci mais aussi pour ceux qui viendraient après, et c’est le premier lieu où la charité fut instituée. »

Pour remporter cette partie, il choisit de jouer la meilleure carte, celle de la générosité : il s’engagea comme prêtre dans les missions populaires et se consacra à la fondation d’associations laïques d’action caritative. Les personnes qui y adhéraient s’engageaient à assister les pauvres de leur village et de leur paroisse. Ainsi, l’initiative se diffusa progressivement, rencontrant des interventions généreuses surtout de la part des femmes, mariées mais aussi célibataires. En même temps et avec la même urgence naît, dans la mission, le besoin d’avoir un groupe fixe de prédicateurs, décidés à vivre ensemble la joie et la passion de la vie apostolique. C’est ainsi que naquit la Congrégation de la Mission (1625), une communauté de prêtres et de frères appelés à la perfection personnelle, à l’évangélisation des pauvres et à la formation du clergé, naturellement dans les séminaires.

 

L’expérience des Compagnies de la Charité, désormais multipliées, avait révélé la plus grande disponibilité des femmes pour les initiatives en faveur des pauvres, et la nécessité d’un engagement plein et entier dans la charité. Cela amena Vincent à associer les dames dans une nouvelle communauté féminine, celle des Filles de la Charité (1633), et dans le cadre de ce projet, Vincent trouva en Sainte Louise de Marillac une collaboratrice intelligente et compétente, capable d’interpréter les orientations de son intuition. La nouvelle communauté était composée de religieuses de vie active, non liées au cloître, avec des vœux annuels privés, donc exemptes des ordinaries, et pourtant avec une règle basée sur la vie commune et sur des engagements précis de prière et de service. Une expérience religieuse féminine totalement nouvelle, qui dépassait les cadres rigides de l’époque, basés sur l’exclusion des femmes de l’apostolat.

 

DES DAMES DE LA CHARITÉ AUX FILLES DE LA CHARITÉ (1617 – 1633)

En peu de temps, les Confréries s’affirmaient dans les grandes villes françaises. En peu de temps, les Confréries s’affirmaient dans les grandes villes françaises. En 1629, les Confréries de la Charité atteignirent Paris et, en quelques années, il n’y eut pas une paroisse dans la capitale qui n’eût sa propre Confrérie. On les voit s’engager dans de multiples directions : dans l’œuvre des enfants trouvés, alors considérés comme des « enfants du péché » ; dans l’aide à la Lorraine en 1639, à la Picardie en 1641, en Champagne en 1643 ; dans l’œuvre des prisonniers et galériens ; dans l’œuvre des mendiants, pour lesquels les dames firent construire un grand hôpital à Paris. Elles se dévouèrent pour le financement des missions à l’étranger pour la propagation de la foi dans les terres à évangéliser (Barbary, Madagascar, etc.). Les dames, cependant, liées à la famille, à la vie privée, souvent même à leur titre de noblesse, manquaient du temps et des conditions nécessaires pour se consacrer en personne à ces tâches. Mais Vincent sut faire face à ce problème.

 

En 1645, en effet, il écrivait à l’Archevêque de Paris : « Puisque les Dames qui composent cette Confrérie [de la Charité] sont pour la plupart de condition noble, ce qui ne leur permet pas d’accomplir les tâches les plus basses et viles nécessaires à l’exercice de la Confrérie elle-même, comme par exemple porter la marmite dans la ville, faire des saignées, préparer et administrer des lavements, soigner les plaies, refaire les lits et veiller les malades seuls et proches de la mort, elles ont pris quelques bonnes filles de campagne, auxquelles Dieu avait mis au cœur d’assister les pauvres malades. Et elles accomplissent tous ces petits services après avoir été formées à cet effet par une veuve vertueuse appelée Mademoiselle Le Gras [Louise de Marillac]. »

 

Nous sommes à la fondation des Filles de la Charité (1633). Leur mode de vie s’inspirait de celui des communautés religieuses féminines, mais leur charisme était lié à une conception entièrement nouvelle de la vie consacrée féminine. On évita soigneusement tout signe distinctif canonique pouvant faire confondre leur statut, les qualifiant de religieuses. Tout d’abord, il demanda que la Compagnie soit approuvée comme Confrérie et non comme communauté religieuse : ce choix se révéla fondamental pour réaliser son projet de voir ces femmes non plus enfermées dans les murs d’un monastère, mais actives et opérantes dans le monde, parmi les gens ; non plus « moniales », femmes seules, mais « sœurs », sœurs de tous, ouvertes aux besoins des autres spirituellement, mais aussi et surtout dans la concrétude du quotidien, compagnons de route des plus malheureux, stimulant constant à la solidarité, à la fraternité et à la recherche des choses essentielles qui font de l’un le prochain de l’autre. Après 1633, les œuvres vincentiennes connurent une augmentation notable. En 1636, des missionnaires furent envoyés comme aumôniers dans l’armée. Les dévastations en Lorraine, en Picardie, en Champagne et en Île-de-France poussèrent Vincent à organiser les secours pour les populations touchées. En 1638, après avoir promu la présence des Filles de la Charité dans les hôpitaux, il commença l’œuvre en faveur des orphelins.

LE PÉRIODE DE LA MATURITÉ SPIRITUELLE (1633 – 1660)

En 1633, la vie du saint connut un autre tournant, le troisième. Vincent avait alors 53 ans et l’époque de l’ambition était loin derrière lui. C’étaient les autres, la société, qui lui reconnaissaient un rôle charismatique, qui avaient besoin de lui. Et lui était prêt, libre de servir. Vincent coopéra à la réforme monastique et cette année-là, il institua les « conférences du mardi » pour l’amélioration du clergé. Dix ans plus tard, à la mort de Louis XIII, lorsque la reine Anne d’Autriche passa au pouvoir en France, cet engagement lui valut la nomination comme membre du Conseil de conscience.

 

Dans ce dernier tiers de sa vie, l’histoire de Vincent devient une partie de l’histoire de l’Église universelle et de l’histoire de la France. Elle s’entrelace avec l’histoire militaire de la France : en 1632, l’invasion de la Lorraine, en 1649, la guerre de la Fronde. La Congrégation de la Mission s’étendait toujours davantage (en 1660, elle comptait 426 prêtres et 196 frères coadjuteurs) : en 1636, les missionnaires prirent en charge les séminaires de Paris, ils se répandirent dans le monde (1642 Italie, 1645 Tunis, 1646 Alger et Irlande, 1648 Madagascar, 1651 Pologne), prêchant des missions populaires dans les campagnes à rythme continu (entre 1625 et 1632 environ 140 missions, de 1642 à 1660 seulement la maison de Saint-Lazare environ 700).
La présence des Filles de la Charité était désormais ressentie comme indispensable partout : écoles, hôpitaux, paroisses, tandis que les Dames de la Charité ne se limitaient plus à la seule visite des malades : elles entreprirent l’œuvre des enfants trouvés, assistèrent les blessés pendant la guerre, les galériens, les mendiants, etc. Directement engagé dans la gestion des missions, malgré le rythme effréné de sa vie, Vincent n’était en aucun cas une personne tendue, désagréable ou frénétique. Bien qu’ayant le génie de l’organisation, ce qui frappe ce n’est pas la méthode, mais l’esprit de son œuvre. Il était conscient de faire une œuvre de Dieu. La cohérence interne de sa pensée et de son action naît précisément de l’union de la charité et de l’Évangile. Il avait découvert qu’il avait été recherché par Dieu, atteint par Lui. Il se sentait aimé et voulait aimer. Son zèle, sa passion pour les âmes étaient uniquement l’expression de son amour pour Dieu.

 

Le 27 septembre 1660, Vincent meurt. Il était habillé, assis sur une chaise, près du feu… comme en attente de quelqu’un. Ses dernières paroles furent : « Jésus ».

Le pape Benoît XIII l’a proclamé bienheureux le 13 août 1729 : il a été canonisé le 16 juin 1737 par le pape Clément XII.

 

Si vous avez reçu quelque grâce par l’intercession de ce confrère ou connaissez quelqu’un qui l’a reçue, veuillez contacter le Procureur Général, P. Serhiy Pavlish, C.M., à :
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