Un voyage de foi et d’espérance à Madagascar : Le défi de former les futurs missionnaires

Le Père Jaroslav Jašo, CM, est un prêtre missionnaire lazariste qui possède plus de trente ans d'expérience dans des pays tels que le Honduras, l'Ukraine, les États-Unis, le Vietnam et les Philippines.

Depuis 2019, sa vie et son travail apostolique sont profondément liés à Madagascar, après que le Supérieur Général de la Congrégation de la Mission lui a confié une tâche vitale : chercher des fonds pour la construction de nouveaux séminaires en Afrique et à Madagascar. Son récent documentaire, « A Journey of Faith and Hope in Madagascar », n’est pas seulement le récit d’un voyage personnel, mais un avertissement sur l’urgente nécessité de construire des installations où pourront être formés les futurs missionnaires et leaders des communautés locales.

La crise d’espace dans les séminaires Le désir de consacrer sa vie à Dieu fleurit avec force à Madagascar, mais le manque d’infrastructures freine cet élan. Actuellement, le séminaire principal a été construit à l’origine pour accueillir environ 40 séminaristes, mais aujourd’hui, près de 80 jeunes y vivent et y étudient. La situation est si critique que le Père Jašo raconte avec douleur : « Chaque année, nous pourrions avoir 500 ou 600 séminaristes de plus, mais nous n’avons nulle part où les mettre car il n’y a pas d’espace ». La Congrégation a besoin de construire de nouveaux séminaires dignes et structurés, avec les règles et les étapes nécessaires, pour assurer une bonne formation pastorale pour l’avenir.

Un voyage aux racines : Fort-Dauphin et les premiers missionnaires Pour comprendre l’ampleur de la mission, le film documente le trajet ardu vers Fort-Dauphin, le lieu historique où saint Vincent de Paul a envoyé les premiers missionnaires en 1648. C’est un voyage épuisant d’environ 670 kilomètres qui nécessite près de trois jours de route, traversant des chemins de terre détruits et des tronçons allant jusqu’à 300 kilomètres sans aucune infrastructure.

En parcourant ces routes, le Père Jašo se souvient de l’immense sacrifice de ces premiers missionnaires du XVIIe siècle. Ces hommes de foi s’aventuraient dans l’inconnu après une terrible traversée en bateau de 18 mois, au cours de laquelle beaucoup perdaient la vie avant d’atteindre l’île. Malgré tout, la graine plantée en 1648 a réussi à survivre à l’épreuve du temps.

Le besoin vital de missionnaires dans les périphéries Aujourd’hui, la réalité dans la région reste un énorme défi. Des milliers de personnes vivent dans des conditions d’extrême pauvreté, plongées dans une lutte quotidienne pour la survie qui est évidente dans les foyers et les familles. Dans ces communautés isolées, marquées par le manque d’infrastructures et la pénurie d’eau potable, les gens voient souvent arriver le missionnaire étranger (qu’ils appellent « vaza ») avec la profonde espérance qu’il apportera de l’aide, de la proximité et de la bonté.

Dans ce contexte d’abandon, la présence de nouveaux prêtres lazaristes est fondamentale. Comme le souligne le Père Jašo, même dans les endroits où règne une grande misère matérielle, il y a toujours une profonde soif de Dieu. De plus, les missionnaires n’apportent pas seulement la foi, ils apportent aussi une nouvelle approche des choses, une certaine stabilité, de l’éducation et de l’espoir pour les communautés locales.

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Motif du virement : Madagascar

Pour connaître de plus près cette réalité, nous vous invitons à écouter le témoignage complet du Père Jaroslav Jašo, CM, dans le documentaire « A Journey of Faith and Hope in Madagascar ».


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